Chirurgie plastique parodontale
L’allongement coronaire
Qu’est-ce qu’un allongement coronaire ?
C’est une intervention qui consiste à allonger la couronne de la dent, c’est-à dire la rendre plus longue lorsque la partie qui émerge ne suffit pas.
A quel moment peut-on me le proposer ?
- Lorsqu’une dent est cassée ou cariée à ras et que la gencive la recouvre, voire l’os, une petite intervention qui consiste à retirer de la gencive seule ou de la gencive et un peu d’os autour de la dent permet de la rendre plus accessible pour que votre dentiste puisse l’utiliser pour réaliser une couronne par exemple.
Cette intervention permet ainsi de sauver votre dent. - Cela peut également être le cas chez certaines personnes qui ont des dents courtes du fait d’une éruption passive altérée, c’est-à dire que la dent n’est pas assez sortie.
Elimination des facteurs mécaniques aggravants : Frénectomie, approfondissement vestibulaire
Qu’est ce qu’un frein ?
Le frein est un tissu fibreux qui relie un tissu mobile à un tissu immobile.
En bouche on retrouve des freins reliant les joues ou les lèvres à l’os autour des dents.
L’insertion du frein peut se faire plus ou moins haut sur l’os.
Pourquoi retire-t-on un frein ?
Cette intervention concerne en grande partie les enfants. Il peut s’agir du frein labial qu’il soit supérieur ou inférieur ou du frein lingual.
C’est souvent à la demande de votre orthodontiste pour qu’il puisse mener à bien son traitement et qu’il soit stable dans le temps.
Concernant le frein labial :
Sa localisation peut être décrite dans 20% des cas comme étant pathologique.
C’est le cas lorsque le frein possède une insertion au niveau de la papille inter dentaire pouvant entrainer plusieurs complications :
- Persistance d’un espace (diastème) entre les dents de devant
- Risque de réouverture de l’espace à la fin du traitement orthodontique
- Risque de déchaussement accentué à l’âge adulte
- Parfois même douleur lors de la mastication de certains aliments.
Le but de l’intervention consiste à détacher les fibres du freins insérées trop près des dents.
Chez les adultes, il peut également être nécessaire de procéder à la résection du frein labial voire même à un approfondissement vestibulaire lorsque les tensions sont trop importantes et génèrent des douleurs et une récession de la gencive entravant le brossage.

Concernant le frein lingual :
Sa résection doit impérativement être associée à une rééducation linguale pratiquée par un kinésithérapeute ou un orthophoniste.
Elimination des facteurs mécaniques aggravants : Le cas des enfants
Comment procède-t-on chez l’enfant ?
Nous accompagnons votre enfant à travers un univers ludique et relaxant afin de l’aider à combattre ses appréhensions s’il en a. N’hésitez pas à lui laisser son doudou s’il en a un.
Une anesthésie de contact permet dans un premier temps d’insensibiliser le point d’injection (« le gel magique ») avant l’administration de la solution anesthésiante (« la potion magique »).
Une incision permettant de détacher les fibres dont l’insertion est défavorable est effectuée.
Nous réalisons désormais toutes nos exérèses de freins au laser diode, ce qui est rapide, sans saignement, sans douleurs et avec des suites excellentes.
Sinon, quelques points de suture permettront d’optimiser la cicatrisation.
Les points sont résorbables, ce qui évitera de ré-intervenir sur le site.
La freinectomie est un geste assez rapide quelle que soit la technique choisie.
Conseils post-opératoires
- Les suites opératoires sont généralement simples.
- Bien suivre la prescription remise lors de la consultation.
- Ne pas manger chaud le jour de l’intervention
- Ne pas tirer sur la lèvre pendant 3 ou 4 jours
- Eviter tous mouvements d’incisions
- Une simple gêne peut être présente pendant les premiers jours au cours des mouvements de la lèvre.
Surveillez que votre enfant ne se morde pas le temps que l’anesthésie cesse de faire effet.
Qu’en est-il chez l’adulte ?
Le protocole reste le même. Vous avez le droit de prévoir un doudou également si vous le souhaitez
Greffe de gengivale
Pourquoi la gencive se rétracte-t-elle ?
Plusieurs causes sont possibles :
- Brossage de dents trop forts et/ou inadapté avec une brosse à dent à poils trop durs
- Présence d’un trauma qui a blessé la gencive
- Surcharge masticatoire autour d’une dent
- Conséquence d’une maladie parodontale évolutive
- Prothèse inadaptée
- Gencive trop fine, ne protégeant pas suffisamment la dent
Qu’est-ce qu’une greffe gingivale ?
Une greffe de gencive est une technique qui permet de corriger la récession parodontale (déchaussement) qui peut apparaitre autour des dents. Cela va permettre de déplacer la gencive dans sa position naturelle et de l’épaissir afin de la renforcer durablement.


Pourquoi corriger un défaut gingival ?
Une récession gingivale apparait secondairement à une récession osseuse. C’est-à-dire qu’il faut avoir perdu de l’os avant que la gencive ne se rétracte. Aujourd’hui aucune technique fiable n’existe pour corriger la perte osseuse autour des dents. Nous ne pouvons alors agir que sur la gencive. Si le problème n’est pas corrigé à temps, la gencive peut se rétracter de plus en plus et nous pouvons craindre l’apparition d’infection voire la perte de la ou des dents concernées.
Dans certains cas, pour les besoins de l’orthodontie par exemple, il peut être nécessaire de réaliser une greffe gingivale pour renforcer la gencive existante et prévenir l’apparition d’une récession.
Comment ?
Avant tout il sera nécessaire de corriger la cause de l’apparition de la greffe.
Pour réaliser la greffe, il convient dans un premier temps de préparer votre gencive afin de pouvoir la mobiliser et lui faire reprendre sa position naturelle. Dans un deuxième temps il va falloir l’épaissir, pour cela nous prélevons une petite partie de gencive au niveau du palais. Nous installerons ensuite ce prélèvement sous la gencive préparée puis nous fixerons la gencive dans sa position naturelle. Il existe des matériaux de substitutions à ce prélèvement palatin mais aucun n’est aussi fiable et durable que votre propre palais.

Plusieurs techniques existent en fonction de l’indication et de vos besoins. Le choix de la technique pourrait être discuté avec vous afin de valider ensemble la meilleure proposition qui vous convienne.
Quelles suites opératoires ?
Les suites opératoires sont souvent simples et excellentes. Une prescription spécifique vous sera donnée afin de limiter le plus possibles les désagréments. Un œdème ainsi qu’un hématome peuvent apparaitre sur la joue ou les lèvres mais partent assez rapidement. Une protection palatine vous sera proposée afin de limiter le plus possible les douleurs secondaires au prélèvement palatin.
Des précautions particulières seront à prendre tels que ne pas manger trop chaud pendant les premières 24 heures et ne pas cracher. En fonction de l’intervention, une alimentation souple devra être respecté afin de ne pas entrainer de blessure de la zone greffée. Les points de sutures seront déposés au bout de 15 jours.
De tels actes sont fortement contre-indiqués chez les patients fumeurs. Un accompagnement au sevrage transitoire pourra vous être conseillé.
Nota Bene : une greffe gingivale peut également être proposée avant la pose d’implants pour améliorer l’environnement gingival autour de ces derniers. Cela, dans le but de prévenir toute contamination bactérienne et de permettre un entretien idéal de vos implants.
Renfort parodontal minéralisé
En quoi cela consiste-t-il ?
Lorsque la gencive est déjà fine avec peu d’os et que l’orthodontiste a besoin de déplacer les dents dans un sens qui pourrait augmenter la faiblesse du support existant, ce type d’intervention permet de recréer un environnement osseux plus favorable et limiter ainsi le risque de récessions gingivales. C’est un acte qui est donc planifié en collaboration avec votre orthodontiste.
Quelles suites opératoires ?
Les suites opératoires sont souvent simples et excellentes. Une prescription spécifique vous sera donnée afin de limiter le plus possibles les désagréments. Un œdème ainsi qu’un hématome peuvent apparaitre sur la joue ou les lèvres mais partent assez rapidement.
Une protection palatine vous sera proposée afin de limiter le plus possible les douleurs secondaires au prélèvement palatin.
Des précautions particulières seront à prendre tels que ne pas manger trop chaud pendant les premières 24 heures et ne pas cracher. En fonction de l’intervention, une alimentation souple devra être respecté afin de ne pas entrainer de blessure de la zone opérée.
Les points de sutures seront déposés au bout de 15 jours.
De tels actes sont fortement contre-indiqués chez les patients fumeurs. Un accompagnement au sevrage transitoire pourra vous être conseillé.

